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Vous et votre liste des tâches — quand faire le point boucle la boucle

Pilier Programmation, article 7 - Fonction Evaluer / apprendre « J 'ai bien avancé aujourd'hui, je crois. » Le je crois di...

2015 sur pragma-tic : quand la réalité du terrain vient bousculer nos agendas, et comment garder le cap entre principes d'organisation, tutorat et aventures engagées.

Si l'année 2015 devait se résumer en une grande question, ce serait sans doute : comment maintenir une efficacité soutenable et un apprentissage rigoureux quand l'actualité, la météo et le quotidien s'ingénient à bousculer nos plannings ?


Entre le choc des événements de janvier, les évolutions réglementaires sur l'alternance et le suivi au jour le jour d'un rallye dans les dunes marocaines, 2015 nous a obligés à tester nos principes d'organisation en grandeur nature.

Au fil des mois, le blog - qui a fêté ses deux ans en juin - s'est affirmé comme un véritable terrain d'expérimentation. Retour sur cette année structurante.


1. Genèse & Pose des fondations : L'Approche Pragmatique de l'Organisation (APO)

L'année 2015 marque l'acte de naissance théorique et pratique de l'APO. Loin des recettes magiques et de la fascination pour les outils, l'APO est née du terrain : des questions récurrentes posées en formation et du besoin de comprendre comment et pourquoi naissent nos méthodes de gestion du temps.

  • Le point de départ & le diagnostic :
    • Rendre explicite l'implicite : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la gestion du temps sans jamais oser le demander.
    • L'expérience du terrain : Partir des questions réelles et des blocages observés en formation.
    • Élaborer un diagnostic : Par où commencer pour assainir sa relation au temps ?
  • La démarche APO :
    • Genèse des méthodologies : Comprendre comment et pourquoi naissent les méthodes d'organisation.
    • L'ossature théorique : Six piliers, des points d'appui et des méthodes pour réguler son activité sans subir le quotidien.
    • Analyse fonctionnelle & Infographie : Modéliser la gestion du temps sous l'angle fonctionnel pour visualiser la démarche globale d'un seul coup d'œil.

👉 À relire : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce sujet
👉 À relire : Ce que les questions qu'on nous pose en formation révèlent
👉 À relire : Mieux gérer son temps : par où commencer ?
👉 À relire : Comment et pourquoi naissent les méthodologies
👉 À relire : Six piliers, des points d'appui, des méthodes : l'Approche Pragmatique de l'Organisation
👉 À relire : Votre gestion du temps : ce que l'analyse fonctionnelle nous apprend
👉 À relire : Infographie : Gérer son temps — la démarche en un coup d'œil


2. La méthodologie en action : Finalités et Pilier 1 — La Vision à Long Terme (VLT)

Deuxième grand chantier de l'APO ouvert en 2015 : clarifier les Finalités (l'éléphant dans la pièce) puis déployer l'intégralité du Premier Pilier : la Vision à Long Terme, socle de la souveraineté organisationnelle.

  • Pourquoi la Vision LT est fondamentale :
    • Le rôle du rêve : Rêver à long terme comme pilier de tous les piliers pour fixer un cap clair.
    • Souveraineté & légitimité : Pourquoi vous avez besoin d'affermir votre vision LT pour arbitrer, savoir dire « non » et garder le cap malgré l'incertitude.
    • Les preuves scientifiques et la réalité des obstacles : Pourquoi la vision fonctionne (et fonctionnera pour vous), pourquoi sa formalisation est difficile et comment surmonter les barrières.
  • Comment construire sa Vision LT (Les fonctions avant les outils) :
    • Le SWOT : Pour photographier avec lucidité son point de départ.
    • La visualisation créatrice : Pour construire l'image de la situation désirée.
    • L'analyse d'écart : Pour tracer la carte entre la situation présente et la vision.

👉 À relire : Finalités : l'éléphant dans la pièce
👉 À relire : Les six piliers : l'ossature de votre gestion du temps
👉 À relire : Vision long terme : le socle de la souveraineté organisationnelle
👉 À relire : Rêver à long terme : le pilier de tous les piliers
👉 À relire : Comment construire votre vision à long terme ? Les fonctions avant les outils
👉 À relire : Le SWOT : photographier son point de départ avant de construire sa vision
👉 À relire : Du rêve à la vision : construire l'image de votre situation désirée


3. Les lois du temps et l'outillage de l'action

En parallèle du cadre théorique de l'APO, 2015 a continué de décortiquer les lois physiques et psychologiques du temps :

  • Analyser les biais du quotidien : Entre la loi de Confucius, la loi de Carlson sur les interruptions et la régulation de la charge mentale.
  • Outils & routines : Travailler avec l'échéancier des 43 dossiers, remonter aux causes racines avec la méthode des 5 Pourquoi ou synthétiser ses habitudes sur Evernote.

👉 À relire : Lois générales du temps : la loi de Confucius
👉 À relire : Mieux gérer la charge en diminuant les encours
👉 À relire : Travailler avec un échéancier : la boîte à 43 dossiers
👉 À relire : Les 5 Pourquoi ou comment aller au fond des choses
👉 À relire : Être efficace avec Evernote : une cheat sheet


4. Tutorat et alternance : la transmission méthodique

Transmettre des compétences ne s'improvise pas. L'année 2015 a approfondi le rôle et le cadre juridique du tuteur :

  • Postures pédagogiques et managériales : Distinguer et articuler les rôles du tuteur et du manager.
  • Cadre contractuel : Clarifier le rapprochement des statuts entre stagiaires et alternants.

👉 À relire : Vidéo : Tuteur et manager, points communs et différences
👉 À relire : Vidéo : Tutorer des jeunes en contrat d'apprentissage ou de pro
👉 À relire : Le tutorat : une relation contractuelle
👉 À relire : Stagiaire ou alternant : un rapprochement des statuts


5. L'aventure « Elles des Gazelles » : la méthode à l'épreuve du terrain

Le premier trimestre a servi de crash-test en direct pour nos principes d'organisation, lors du Rallye Aïcha des Gazelles :

  • Logistique & gestion des risques : La préparation méthodique comme facteur clé de succès en milieu hostile.
  • Pilotage & ténacité : La navigation sous contrainte étape par étape.

👉 À relire : Pragma partenaire des Elles des Gazelles
👉 À relire : Un rallye, ça se prépare !
👉 À relire : Elles des Gazelles : 1ère étape
👉 À relire : Elles des Gazelles : fin officielle de l'aventure


Le bon sens au pouvoir

En fin de compte, 2015 aura été l'année où l'Approche Pragmatique de l'Organisation a trouvé son assise théorique et ses outils pratiques. Qu'il s'agisse de tracer sa Vision à Long Terme, d'orienter un 4x4 ou d'accompagner un alternant, il n'y a pas de solution miracle : il y a une méthode, des fonctions claires et du bon sens.

Piloter sans s'égarer : des indicateurs pour garder le cap


Dernier billet de la série « Comment construire votre vision à long terme ? » — on instrumente.

Il ne vous reste qu'une chose à faire, et à première vue elle est absurde : mesurer.

Vous avez la photographie du terrain. Vous avez l'image de l'arrivée. Vous avez la carte du trajet. Et maintenant, on vous parle d'indicateurs ? Mesurer quoi - tout est encore informe ! Je comprends la réaction, et je ne suis pas le seul à l'avoir eue. Mais retournez la chose : c'est justement parce que tout est informe qu'un cap est précieux. Un projet qui n'a pas encore de forme ne se pilote pas au jugé ; il dérive. La question n'est donc pas faut-il mesurer ? mais mesurer quoi, quand on ne sait encore presque rien ?

L'analyse d'écart : tracer la carte entre aujourd'hui et votre vision


Troisième billet de la série « Comment construire votre vision à long terme ? » — on procède par petits pas.

Vous avez photographié le terrain. Vous avez construit l'image de l'arrivée. Il vous reste le plus embarrassant des trois : la carte. Entre le présent mesuré et le futur imaginé, il y a un vide que ni la photographie ni l'image ne comblent - et c'est ce vide qui décourage. « Je vois où je veux être, je vois où je suis, mais entre les deux… » 

C'est le malaise le plus fréquent de tous ceux qui entreprennent, et il a une cause simple : personne ne nous a appris à découper la distance.

Du rêve à la vision : construire l'image de votre situation désirée


Deuxième billet de la série « Comment construire votre vision à long terme ? » — on combine, on s'expose, on emprunte.

Tout le monde rêve. Et presque personne ne s'en sert.

C'est un paradoxe étrange : dans le monde du travail, le rêve est socialement interdit (« pas sérieux », « pour les rêveurs, les fous, les enfants »). Et en même temps, les histoires qui ont changé le monde commencent presque toutes par un rêve que personne ne prenait au sérieux. Nous avons l'habitude, sur ce blog, de traquer les outils méconnus ; en voici un que tout le monde connaît, que personne ne paye, qui est disponible à toute heure, et que presque tout le monde s'interdit d'utiliser.

Le SWOT : photographier son point de départ avant de construire sa vision


Premier billet de la série « Comment construire votre vision à long terme ? » — on part de ce qu'on connaît.

« Comment imaginer ce que je ne connais pas ? » 

C'est la question qui a ouvert cette série. Voici la première réponse, et elle est décevante à première vue : pour imaginer ce que vous ne connaissez pas, commencez par ce que vous connaissez. Toute construction d'une vision à long terme commence par une photographie du point de départ — nette, honnête, et si possible prise sous plusieurs angles. Et pour cette photographie, il existe un outil que vous avez déjà croisé cent fois : le SWOT.

Comment construire votre vision à long terme ? Les fonctions avant les outils


Ce que les listes d'outils ne vous diront pas - et les fonctions que votre vision doit satisfaire, quoi que vous choisissiez.

Dans un stage de résolution de problèmes, un stagiaire m'a un jour posé cette question :

« Comment imaginer ce que je ne connais pas ? »

Il ne cherchait pas à me piéger. Nous travaillions justement sur la manière de formuler un objectif ambitieux, et sa question était sincère. Elle a fait un silence dans le groupe — le bon silence, celui où chacun se dit : tiens, c'est exactement ça, ma difficulté. Et ce jour-là, le chemin est devenu beaucoup plus clair pour tout le monde. Nous allons refaire ce chemin ensemble.

Car cette question en cache une autre, plus vaste : tout le monde a une idée de ce qu'est une vision - une image du futur souhaité, un cap pour ses cinq ou dix prochaines années. Presque personne ne sait par où commencer pour en construire une. La vision n'est pas un don que certains reçoivent et d'autres pas. C'est un travail. Et ce travail a une allure d'atelier, pas de révélation.


Les outils existent - et personne ne trace la carte


Cherchez « construire sa vision » sur internet : vous trouverez de quoi remplir une bibliothèque. Le SWOT, le PESTEL, les OKR, le tableau de bord prospectif, la carte stratégique, le vision board… Chaque liste vous promet la méthode miracle. Tout semble résolu.

Et pourtant, regardez ces listes de près : elles regorgent d'outils pour analyser sa situation, hiérarchiser ses priorités, décliner ses objectifs, mesurer ses résultats. Des boussoles, des podomètres, des instruments de mesure en tout genre. Mais l'acte même qui donne son nom à la démarche (se construire une image mentale de la situation désirée) reste le grand absent. Personne ne trace la carte.

Ce n'est pas un scandale, c'est un aveu. Dans les accompagnements de projets de changement, chez les consultants comme chez les coachs, l'imagination de la situation future occupe une part significative du travail : c'est une étape reconnue du processus, à laquelle les professionnels consacrent du temps et de l'attention. Le marché, lui, vend surtout des tableaux à double entrée. Il y a là une intuition à garder : si les professionnels passent du temps à imaginer, c'est que ce travail ne se réduit pas à remplir un formulaire.

Alors, en quoi est-ce un problème pour vous ?


« Je n'arrive pas à construire ma vision » - en quoi est-ce un problème ?


« Je n'arrive pas à construire ma vision à long terme. » Voilà un malaise typique : diffus, inconfortable, sans contours. Impossible à traiter tel quel. Appliquons notre méthode habituelle : cherchons les causes. Voici, à titre d'exemple, une recherche de causes volontairement orientée (je vous recommande de lister les vôtres : ce sont les seules qui comptent) :

Causes premières Causes secondes
On ne peut pas imaginer ce qu'on ne connaît pasManque d'expérience du sujet
On confond vision et objectifsMoyens pris pour des fins
Définir, c'est renoncerCulte des possibles
On attend le sens de l'action« Le sens suivra »
On n'a ni modèle, ni lieuPersonne n'en parle
On a peur du ridicule« Pas sérieux »

Une version plus complète de ce tableau - avec les causes tierces et la colonne « Autre ? » qui vous invite à lister les vôtres - figure dans le billet sur les finalités (lien en bas de page).

L'analyse de ce tableau, volontairement laissé incomplet, laisse apparaître des convergences troublantes : 

  • la connaissance du sujet de fond (on ne peut imaginer que ce qu'on a déjà rencontré, sous une forme ou une autre),
  • la dimension personnelle (peur du renoncement, peur du ridicule), 
  • le manque de méthode (par quoi commencer, avec quoi, dans quel ordre).

Trois problèmes traitables à la place d'un problème impossible : c'est tout le gain de la démarche. Et notez que la question de mon stagiaire (comment imaginer ce que je ne connais pas ?) n'est plus une question sans réponse : elle devient le fil qui va nous guider à travers les trois axes.


De quoi parle-t-on exactement ? Un point de vocabulaire


Deux précisions de vocabulaire avant d'aller plus loin, car elles délimitent notre terrain.

Les finalités donnent le nord. Nous l'avions vu dans un précédent billet : vos finalités, c'est la somme de vos buts finaux et du sens que vous leur donnez. Elles ne sont pas parfaites ni figées - comme le nord magnétique, elles se déplacent, et l'essentiel n'est pas d'avoir un nord exact, c'est d'avoir un nord.

La vision à long terme dresse la carte. À partir de ce nord, la vision construit l'image mentale de la situation désirée, puis la traduit : des étapes clés sur le chemin, des objectifs, et pourquoi pas des indicateurs. Remarquez ce que cette définition implique : les objectifs et les indicateurs ne sont pas ce qui reste quand on a fini de rêver. Ils font partie de la carte. Une vision qui n'a qu'une image est un rêve ; une vision qui n'a que des indicateurs est un tableau de bord sans destination.

Il restera, au-delà de ce billet, le temps du voyage : explorer les routes, prévoir les conséquences de ses actions, préparer l'imprévu. C'est l'affaire d'un autre pilier - l'anticipation - que nous traiterons en son temps, avec ses propres méthodes, notamment les scénarios que nous lui emprunterons le moment venu. Les frontières sont poreuses, et c'est normal : nous sommes dans un processus vivant, pas dans un plan d'ingénieur. La règle est simple : une méthode appartient au pilier que sert l'usage qu'on en fait.


Les fonctions avant les outils


Revenons à nos listes d'outils du début. Passez-les au crible, et vous constaterez deux choses.

Un : aucun outil ne mérite d'être sacralisé.

Regardez-les à l'œuvre : pour photographier votre situation de départ, un SWOT ou un PESTEL font à peu près le même travail. Pour instrumenter vos objectifs, des OKR ou un tableau de bord feront aussi bien l'affaire. Chaque outil a ses spécialités, aucun n'est parfait - leur importance est secondaire au regard de la fonction qu'ils remplissent. Ce qui compte, c'est la fonction que vous avez à satisfaire. Voilà pourquoi ce billet ne vous vendra pas un outil : il vous propose de regarder les fonctions, et de choisir ensuite vos outils en connaissance de cause.

Deux : la fonction centrale - imaginer l'état désiré - est souvent ignorée.

C'est elle qui donne son nom au pilier, et c'est elle que personne n'outille. De là découle l'ordre des fonctions, et il n'est pas décoratif :

  1. Partir de ce qu'on connaît. Première réponse à la question de mon stagiaire : on n'imagine jamais à partir de rien. On imagine en combinant, en s'exposant, en empruntant aux autres.
  2. Construire l'image. Se représenter la situation désirée, avec ses détails, comme un professionnel de l'accompagnement vous y aiderait.
  3. Tracer la carte. Décomposer le chemin entre aujourd'hui et l'image : des étapes clés, pas à pas.
  4. Instrumenter la carte. Des objectifs, des indicateurs — pour que la vision devienne un point de repère mesurable, pas une carte postale.

Quatre fonctions pour construire une vision — partir de ce qu'on connaît, construire l'image, tracer la carte,      instrumenter la carte — et les quatre méthodes correspondantes : SWOT, visualisation créatrice, analyse d'écart, OKR légers.

Une précision, enfin : la vision que vous construirez ainsi sera provisoire, et c'est une bonne nouvelle. Comme le nord magnétique, elle se recalculera au fil de vos revues et de votre expérience. Une vision n'est pas un engagement de résultat. C'est un point de repère. Et personne ne peut le construire à votre place — personne ne peut se tromper à votre place, non plus. C'est l'éthique même de la démarche.

Et si vous relisez maintenant le chemin parcouru, vous verrez que c'est peut-être le message le plus important de ce billet : construire une vision n'est pas un acte de foi réservé à quelques élus, c'est un problème — et un problème que l'on peut décomposer. Une question impossible (« comment imaginer ce que je ne connais pas ? ») est devenue quatre fonctions, quatre problèmes traitables, quatre méthodes. C'est exactement la démarche que ce blog applique partout ailleurs ; il était temps de l'appliquer à la vision elle-même.


Quatre méthodes de base, réutilisables partout

J'aurais pu multiplier les méthodes : il en existe des dizaines. J'en ai volontairement retenu quatre - non pas parce qu'elles seraient les meilleures, mais parce qu'elles couvrent ensemble les quatre fonctions indispensables de la construction d'une vision, tout en restant simples et largement réutilisables dans d'autres contextes. C'est même l'intérêt de les apprendre ici :
  • le SWOT, pour photographier son point de départ (on part de ce qu'on connaît) ;
  • la visualisation créatrice, pour construire l'image mentale de la situation désirée (on combine, on s'expose, on emprunte) ;
  • l'analyse d'écart, pour passer de l'image à la carte (on procède par petits pas) ;
  • les OKR légers, pour instrumenter la carte (on rend l'inconnu mesurable(().

Chaque billet suivra la même grammaire, celle que nous venons d'utiliser : « Comment faire pour… ? », puis « en quoi est-ce un problème ? », puis les causes, les principes qui se dégagent, et enfin la méthode, présentée comme une suite de points de passage, jamais comme une recette. Les recettes, cela s'imite ; les points de passage, cela se traverse à sa façon.


Et vous ?

Dix minutes, papier-crayon. Écrivez, en une phrase, ce qui mériterait que vous y passiez les cinq prochaines années.

Si la phrase vient : gardez-la, elle est le début de quelque chose. Si rien ne vient : c'est le signe, non d'un échec, mais que les billets qui suivent sont écrits pour vous, eu qu'ils vous donnent les points de passage.

Et vous, comment imaginer ce que vous ne connaissez pas ?

Vos réponses en commentaire sont les bienvenues — les vôtres, comme toujours, sont les seules qui comptent. Mon stagiaire, ce jour-là, avait ouvert une piste ; le groupe l'avait suivie ; c'est maintenant à vous de tracer la vôtre. 

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