En ce milieu d'été 2021, la presse économique américaine ne parle que de cela : la Great Resignation.
Conceptualisé par le professeur Anthony Klotz de l'Université A&M du Texas, ce phénomène s'est traduit par un chiffre vertigineux : rien qu'aux États-Unis, plus de 4 millions de salariés ont démissionné chaque mois au cours du printemps 2021 (U.S. Bureau of Labor Statistics). Si la France observe la situation avec une prudente distance en raison de son marché du travail plus protecteur, le frémissement est bien réel. Les tensions de recrutement s'intensifient et la rotation du personnel s'accélère dans de nombreux secteurs.