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[Archives Blog 2015] Recherche d’alternance : le parcours du combattant des étudiants

Recherche d’alternance : le parcours du combattant des étudiants


Entre promesses des écoles et réalité du marché, pourquoi la mise en relation continue à coincer ?


Note de l'éditeur (2026)

Il y a dix ans, notre collègue François Gabaut signait cet article pour pointer du doigt le fossé entre les discours institutionnels et les difficultés réelles des étudiants sur le terrain. Depuis, le marché de l'alternance a explosé en volume (dépassant les 800 000 contrats annuels). Pourtant, quand on échange avec les jeunes ou les recruteurs aujourd'hui, un constat demeure : trouver la bonne entreprise reste un chemin semé d'embûches. Retour sur un texte paru en octobre 2015… qui n'a presque pas pris une ride.

De nombreux étudiants doivent chaque année renoncer à l'alternance faute de trouver une entreprise pour les accueillir.

Malgré les objectifs gouvernementaux affichés et la volonté de faire de l'apprentissage une voie royale, la réalité du terrain est bien plus complexe. Les jeunes candidats se heurtent à de vraies difficultés de prospection, alors même que de nombreuses entreprises déclarent ne pas trouver de candidats. Quel paradoxe !

Un parcours du combattant, quel que soit le diplôme


Du CAP au Master 2, les étudiants rencontrent d'importants obstacles dans leurs démarches. Ils se sentent trop souvent isolés et démunis face à la méthodologie à adopter.

Envoyer des candidatures spontanées ou répondre à des offres publiées ? Ces deux approches demandent les mêmes compétences qu'une recherche d'emploi classique, une épreuve pour laquelle les jeunes ne sont pas toujours armés. Ils doivent mener cette prospection de front tout en suivant leurs cours pour valider leur année.

Pour décrocher un contrat, il faut :

  • Rédiger un CV percutant avec très peu d'expérience professionnelle ;

  • Maîtriser les codes rédactionnels de la lettre de motivation ciblée ;

  • Développer une démarche commerciale pour répondre précisément aux attentes des recruteurs ;

  • Savoir se vendre en entretien ou lors de sessions d'évaluation (assessment), souvent sans connaître la culture ni les rouages de l'entreprise.

La plupart des étudiants essaient de « se vendre » à tout prix, alors qu'il faudrait d'abord écouter et comprendre les besoins de l'interlocuteur. Malheureusement, personne ne leur a appris ce changement de posture.

Le rôle des écoles en question


Les établissements de formation pourraient jouer un rôle moteur dans cet accompagnement, mais ils le font encore trop peu, faute d'une véritable politique de mise en relation.

S'ils possèdent souvent des portefeuilles d'entreprises partenaires, ceux-ci restent parfois sous-exploités. Dans les salons dédiés à l'alternance, les écoles font miroiter des facilités pour intégrer « l'entreprise qui fait rêver ». Dans les faits, l'étudiant se retrouve rapidement livré à lui-même pour réaliser des démarches souvent laborieuses.

Le coût du découragement


Après avoir envoyé des dizaines, voire des centaines de candidatures, décroché quelques rendez-vous infructueux et essuyé des refus répétés (« pas assez d'expérience », « pas assez opérationnel »), le découragement s'installe.

Pour ne pas perdre leur année, beaucoup d'étudiants finissent par se rabattre sur la formation initiale. Dans le secteur privé, cela représente des coûts de scolarité considérables (souvent entre 6 000 et 15 000 euros l'année). Les plus téméraires doivent s'endetter, et la pression financière du remboursement pèse lourdement sur l'ensemble de leur parcours.

Comble du paradoxe : pendant ce temps, des entreprises continuent de chercher désespérément leurs futurs alternants.

Article original par François Gabaut

Pour en savoir plus sur François :  Francois GABAUT | LinkedIn

Conclusion : Qu'est-ce qui a vraiment changé ?

Onze ans plus tard, si les outils digitaux et les plateformes de mise en relation se sont multipliés, le problème de fond persiste : l'accompagnement humain et la préparation à la posture professionnelle.

L'alternance ne doit plus être abordée comme une simple formalité administrative ou un argument marketing pour les écoles, mais comme un véritable pivot d'insertion. Tant que l'on n'apprendra pas aux étudiants à décoder les besoins réels des entreprises — et tant que les écoles ne valoriseront pas un suivi personnalisé —, le fossé entre l'offre et la demande continuera d'exister.

À quand une alliance durable et fluide entre jeunes, écoles et recruteurs pour faire sauter ces verrous une bonne fois pour toutes ?


Et vous, qu'en pensez-vous ?
Partagez vos retours d'expérience dans les commentaires !


Fructidor - 18 août au 16 septembre

D'après Wikipedia : le mois de fructidor était le douzième et dernier mois du calendrier républicain.

Il correspondait, à quelques jours près (selon l'année), à la période allant du 18 août au 16 septembre.

Il tirait son nom « des fruits que le soleil dore & mûrit d'août en septembre », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II (24 octobre 1793) par Fabre d'Églantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ».

L'ère républicaine s'étant achevée le 1er janvier 1806, il n'a jamais existé, dans l'usage légal, de mois de fructidor an XIV.

Les 12 mois de 30 jours du calendrier républicain ne faisant qu'un total de 360 jours, 5 (ou 6 les années bissextiles) jours étaient ajoutés au calendrier après le dernier jour de fructidor, les sanculotides, rebaptisés jours complémentaires par le décret du 7 fructidor an III (24 août 1795).

Bon Fructidor à tous !

Rappel - Thermidor

 Thermidor


Le mois de thermidor était le onzième mois du calendrier républicain français.
Il correspondait, à quelques jours près (selon l'année), à la période allant du 19 juillet au 17 août du calendrier grégorien
Pour les détails :  Thermidor


Bon Thermidor à tous !!!

Liens vers les mois républicains sur le blog :

La comédie des erreurs : quand l'accompagnement en entreprise vire au fiasco

Et si vos plus beaux programmes d'accompagnement produisaient exactement l'effet inverse de celui recherché ? Transmettre son savoir ou coacher un collaborateur ne s'improvise pas. Quand la bonne volonté rencontre le manque de méthode, la comédie des erreurs n'est jamais très loin…



Infographie - les 4 étapes clés d'un programme de mentorat formel réussi

Dans un précédent article, nous abordions la nécessité de bien structurer le cadre du mentorat : improviser un accompagnement est souvent le meilleur moyen de générer de la frustration, tant chez le mentor que chez le mentoré.


Contrairement aux idées reçues, la rigueur méthodologique n'enferme pas la relation : elle crée au contraire l'espace de sécurité indispensable à une parole 100 % libre et féconde. Pour illustrer cette démarche, voici la synthèse visuelle des 𝟰 𝗴𝗿𝗮𝗻𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝘁𝗮𝗽𝗲𝘀 d'un cycle complet :

4 étapes clés d'un programme de mentorat formel réussi
Cliquez ici pour retrouvez tous les articles consacrés au mentorat

Que se passe-t-il vraiment pendant 1h de mentorat ? Le guide pratique de l'entretien

« Et si la majorité de vos sessions de mentorat n'étaient que d'agréables pertes de temps ? »

Que se passe-t-il vraiment pendant 1h de mentorat ? Le guide pratique de l'entretien

Une heure. C'est le format standard.
Soixante minutes pour débloquer une posture, éclairer une décision stratégique ou transmettre des repères essentiels. Pourtant, sans intention claire ni structure maîtrisée, ces 60 minutes glissent presque systématiquement vers le piège du « café bienveillant » — un échange fort sympathique, mais dont il ne reste souvent rien de concret dès le lendemain.

Alors, que se passe-t-il vraiment à l'intérieur d'une session de mentorat efficace ? Comment rythmer ce temps imparti sans tomber dans le cadrage rigide ni le bavardage informel ? Voici le guide pratique étape par étape pour transformer une simple conversation en un levier d'impact durable.

Convention de mentorat : et si le meilleur moyen de libérer une relation était de lui donner un cadre ?

Quand on parle de mentorat, on imagine spontanément une belle aventure humaine : un échange libre, bienveillant, affranchi de la hiérarchie et des carcans administratifs. Et c'est exactement ce que cela doit rester ! Contrairement au tutorat ou aux contrats d'apprentissage, le mentorat ne possède aucun cadre juridique strict dans le Code du travail. C'est un territoire d'engagement purement volontaire.

Convention de mentorat : et si le meilleur moyen de libérer une relation était de lui donner un cadre ?

Et pourtant, qui n'a jamais vu un beau binôme s'essouffler après deux rendez-vous ? La faute aux agendas surchargés, à des attentes implicites non partagées ou au flou des objectifs...
C'est là que surgit un mot qui fait parfois peur : la convention.

Dans cet article, je vous propose de découvrir comment cet outil simple permet de sécuriser la relation, d'en clarifier les règles du jeu et d'en faire un formidable booster d'efficacité.