Ce que je vois durant mes formations me révèlent sur la dégradation de notre capital attentionnel.
Il y a un constat empirique que je fais de plus en plus souvent dans mes animations de stage, et qui m'interpelle profondément.
Il y a quinze ans, il était relativement aisé de maintenir l'attention d'un groupe sur des séquences méthodologiques d'une heure et demie. Aujourd'hui, même le lundi matin, je vois arriver des participants — y compris parmi les plus jeunes — avec les traits tirés, le regard déjà lourd et des poches sous les yeux. Et sur le plan pédagogique, la réalité est frappante : au bout de 45 minutes, je sens décrocher une bonne partie de la salle.