En ce mois d'avril 2021, la France traverse son troisième confinement. Alors que les écoles ferment à nouveau leurs portes et que les organismes de formation voient leurs salles de cours désertées ou bridées par des jauges drastiques, le monde de la formation professionnelle fait face à une crise d'usure.
Pendant un an, la réponse d'urgence aura été la numérisation massive : basculer des stages de deux jours en « classe virtuelle » sur Teams ou Zoom, multiplier les modules e-learning en libre-accès. Mais en 2021, le constat est sans appel : la saturation cognitive est atteinte. On ne forme pas des compétences opérationnelles complexes, des gestes métiers ou des savoir-être de terrain uniquement derrière un écran.