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Histoire du mois de novembre

S i vous avez eu l'occasion de fureter sur le blog, vous avez du lire certains articles concernant l'histoire des mois. Vous ne ...

Méthodologie de l'action - Les quatre étapes en un visuel et ce qu'on emporte

Méthodologie de l'action, article 7 - Les quatre étapes en un visuel : ce qu'on emporte, et ce qui suit

« Le discernement n'est pas un talent. On le développe, on l'entretient (et, parfois, on l'équipe). »

La série s'achève. Un dernier article n'a rien à ajouter : il sert à repartir avec l'essentiel. Deux livrables, donc : la carte de la démarche, promise au premier article, et ce qu'on emporte.

La carte : la démarche en quatre étapes

Chaque étape tient en une phrase, lisible sans avoir lu le reste de la série :


1. Prendre conscience
de sa manière d'agir
→
2. Comprendre
ce qui détermine nos façons d'agir
→
3. L'expérience
transforme-t-elle nos réflexes ?
→
4. Agir autrement
ou s'équiper de garde-fous

1. Prendre conscience de sa manière d'agir.
→ On ne corrige pas ce qu'on ne voit pas. Beaucoup de nos gestes sont des « gestes-réflexe» : la réponse qui vient seule, soulage tout de suite, et aggrave le problème. De l'eau sur de l'huile en feu : le sur-accident. (articles 1 et 2)

2. Comprendre ce qui détermine nos façons d'agir.
→ Savoir ne suffit pas : sous pression, le jugement assiste sans piloter. Le geste répond à une adresse cachée (ne pas perdre la face, le contrôle, la tension, l'évitement). (article 3)

3. Se demander si l'expérience transforme nos réflexes.
→ Elle peut consolider ce qui est inadapté : sans retour ni révision, vingt ans d'expérience peuvent n'être qu'un an, répété vingt fois. (article 5)

4. Agir autrement, ou s'équiper de garde-fous.
→ Quand compter sur soi est déraisonnable, on délocalise la décision dans un moment calme : check-list, pré-engagement, règle, mot d'arrêt. (articles 4 et 6)

Ces quatre étapes ne sont pas un escalier qu'on monte une fois. C'est un circuit qu'on repasse : chaque incident le reparcourt, à sa façon. La démarche n'est pas une progression vers la sagesse ; c'est un entretien.

↺  un incident survient - on reprend la carte au début  ↺

Ce qu'on emporte


Cinq outils, un par article, à prendre selon votre étape du moment.





Le test de deux secondes

Ce geste résout-il le problème ou se contente-t-il de l'apaiser ? Deux secondes, au moment d'agir, pour distinguer ce qui soulage de ce qui résout.


Le décodage en cinq questions

À froid :
1. Quel était le signal déclencheur ?
2. Qu'ai-je ressenti au moment de partir ?
3. À quelle vitesse le geste est-il parti ?
4. À quelle adresse cachée répondait-il vraiment (la face, le contrôle, la tension, l'évitement ?)
5. Et qu'a-t-il coûté, qu'a-t-il réussi ?

La décision délocalisée

« Si cela arrive, alors je ferai ceci », décidé maintenant, pendant qu'il reste de la marge, pour ne pas délibérer dans le tunnel de l'urgence.


La règle d'occurrence

À la troisième fois, ce n'est plus un incident, c'est une donnée. La récurrence transforme l'accident en information : c'est elle qui dit où regarder.

Le mot d'arrêt

Une personne désignée, avertie à froid, munie d'un code (et à qui vous avez promis d'obéir quand elle le prononce). Trois minutes de préparation, une phrase : « Voilà ma situation à risque ; si tu m'entends faire ceci, dis-moi ce mot. »

Si vous ne deviez en emporter qu'un : la règle d'occurrence. Elle traverse toute la série, et elle donne des résultats dès la semaine où on l'applique.

Ce que cette série était

Deux régimes de lecture se sont partagé ce blog. Les « lois générales du temps » déjà passées ici, décrivent ce qui arrive ; cette série explique par où le prendre. Les lois décrivent ; la méthodologie explique.

Cette série a une source : Henri Laborit. Sa grille (trois réponses face au milieu : la lutte, la fuite, l'inhibition de l'action) fonde les « gammes de comportement » de l'article 3. Sa leçon éclaire la série entière : nos sociétés valorisent la lutte et méprisent la fuite, alors que c'est l'inhibition de l'action qui ronge.

La fuite consciente, l'évitement qui échappe

Une nuance qui vaut tous les articles : la fuite dont Laborit fait l'éloge n'est pas l'évitement de l'article 3. L'évitement vous échappe ; la fuite consciente et choisie est une façon d'agir autrement. Sur ce point précis, voir Bonnes feuilles : L'Éloge de la fuite, d'Henri Laborit.

Un seul fil relie tout, du reste. Du bouton « Envoyer » qu'on presse en sachant ce qu'il coûtera au mât auquel Ulysse se fait attacher : la série n'a raconté que des manières de prendre aujourd'hui la décision que le moment serré ne permettra pas de prendre.

Et vous ?

La dernière consigne de la série est la plus douce : relisez vos notes. Le carnet du test de deux secondes, le décodage, la liste des situations à marge nulle, le mot d'arrêt. Ce que la série vous a demandé d'écrire est maintenant une base de données, la vôtre. Ce qu'elle dit, c'est votre étape à vous.

Si vous n'avez rien écrit : le test de deux secondes, cette semaine, sur un geste qui apaise. C'est un début : la carte se reprend toujours au début.

Fin de la série. Merci d'avoir suivi. Et pour tout relire, le chapeau ci-dessous mène à l'ensemble.

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🔎 Sources

 

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