Sans une méthode pragmatique d'organisation en amont, la sophistication technique ne fait que digitaliser le désordre.
Dans l'article précédent (« Vous programmez déjà et vous ne le saviez pas »), nous l'avons vu : nous programmons tous notre temps au quotidien, souvent sans même le formaliser. C'est une capacité humaine universelle.
Reste alors une question lancinante : si nous savons déjà faire face au flux de nos journées, pourquoi nos tentatives d'équipement (ces carnets sophistiqués ou ces applications de gestion de tâches ultrarapides) finissent-elles si souvent au placard ?
Jamais nous n'avons disposé d'outils aussi puissants et conviviaux pour enregistrer, classer et rappeler ce que nous avons à faire. Sur le papier, la promesse est parfaite : synchronisation instantanée, rappels géolocalisés, étiquettes, priorités imbriquées, recherche instantanée…
Et pourtant, dans la réalité du quotidien professionnel, le constat est massif : ces « machines de guerre » numériques finissent très souvent abandonnées au bout de quelques semaines, ou réduites au rôle secondaire de simple liste de courses.

