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Histoire du mois d'octobre

C' est le dixième mois de notre calendrier actuel, mais il ne vous aura pas échappé que la construction du mot "octobre" e...

2015 sur pragma-tic : quand la réalité du terrain vient bousculer nos agendas, et comment garder le cap entre principes d'organisation, tutorat et aventures engagées.

Si l'année 2015 devait se résumer en une grande question, ce serait sans doute : comment maintenir une efficacité soutenable et un apprentissage rigoureux quand l'actualité, la météo et le quotidien s'ingénient à bousculer nos plannings ?


Entre le choc des événements de janvier, les évolutions réglementaires sur l'alternance et le suivi au jour le jour d'un rallye dans les dunes marocaines, 2015 nous a obligés à tester nos principes d'organisation en grandeur nature.

Au fil des mois, le blog - qui a fêté ses deux ans en juin - s'est affirmé comme un véritable terrain d'expérimentation. Retour sur cette année structurante.


1. Genèse & Pose des fondations : L'Approche Pragmatique de l'Organisation (APO)

L'année 2015 marque l'acte de naissance théorique et pratique de l'APO. Loin des recettes magiques et de la fascination pour les outils, l'APO est née du terrain : des questions récurrentes posées en formation et du besoin de comprendre comment et pourquoi naissent nos méthodes de gestion du temps.

  • Le point de départ & le diagnostic :
    • Rendre explicite l'implicite : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la gestion du temps sans jamais oser le demander.
    • L'expérience du terrain : Partir des questions réelles et des blocages observés en formation.
    • Élaborer un diagnostic : Par où commencer pour assainir sa relation au temps ?
  • La démarche APO :
    • Genèse des méthodologies : Comprendre comment et pourquoi naissent les méthodes d'organisation.
    • L'ossature théorique : Six piliers, des points d'appui et des méthodes pour réguler son activité sans subir le quotidien.
    • Analyse fonctionnelle & Infographie : Modéliser la gestion du temps sous l'angle fonctionnel pour visualiser la démarche globale d'un seul coup d'œil.

👉 À relire : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce sujet
👉 À relire : Ce que les questions qu'on nous pose en formation révèlent
👉 À relire : Mieux gérer son temps : par où commencer ?
👉 À relire : Comment et pourquoi naissent les méthodologies
👉 À relire : Six piliers, des points d'appui, des méthodes : l'Approche Pragmatique de l'Organisation
👉 À relire : Votre gestion du temps : ce que l'analyse fonctionnelle nous apprend
👉 À relire : Infographie : Gérer son temps — la démarche en un coup d'œil


2. La méthodologie en action : Finalités et Pilier 1 — La Vision à Long Terme (VLT)

Deuxième grand chantier de l'APO ouvert en 2015 : clarifier les Finalités (l'éléphant dans la pièce) puis déployer l'intégralité du Premier Pilier : la Vision à Long Terme, socle de la souveraineté organisationnelle.

  • Pourquoi la Vision LT est fondamentale :
    • Le rôle du rêve : Rêver à long terme comme pilier de tous les piliers pour fixer un cap clair.
    • Souveraineté & légitimité : Pourquoi vous avez besoin d'affermir votre vision LT pour arbitrer, savoir dire « non » et garder le cap malgré l'incertitude.
    • Les preuves scientifiques et la réalité des obstacles : Pourquoi la vision fonctionne (et fonctionnera pour vous), pourquoi sa formalisation est difficile et comment surmonter les barrières.
  • Comment construire sa Vision LT (Les fonctions avant les outils) :
    • Le SWOT : Pour photographier avec lucidité son point de départ.
    • La visualisation créatrice : Pour construire l'image de la situation désirée.
    • L'analyse d'écart : Pour tracer la carte entre la situation présente et la vision.

👉 À relire : Finalités : l'éléphant dans la pièce
👉 À relire : Les six piliers : l'ossature de votre gestion du temps
👉 À relire : Vision long terme : le socle de la souveraineté organisationnelle
👉 À relire : Rêver à long terme : le pilier de tous les piliers
👉 À relire : Comment construire votre vision à long terme ? Les fonctions avant les outils
👉 À relire : Le SWOT : photographier son point de départ avant de construire sa vision
👉 À relire : Du rêve à la vision : construire l'image de votre situation désirée


3. Les lois du temps et l'outillage de l'action

En parallèle du cadre théorique de l'APO, 2015 a continué de décortiquer les lois physiques et psychologiques du temps :

  • Analyser les biais du quotidien : Entre la loi de Confucius, la loi de Carlson sur les interruptions et la régulation de la charge mentale.
  • Outils & routines : Travailler avec l'échéancier des 43 dossiers, remonter aux causes racines avec la méthode des 5 Pourquoi ou synthétiser ses habitudes sur Evernote.

👉 À relire : Lois générales du temps : la loi de Confucius
👉 À relire : Mieux gérer la charge en diminuant les encours
👉 À relire : Travailler avec un échéancier : la boîte à 43 dossiers
👉 À relire : Les 5 Pourquoi ou comment aller au fond des choses
👉 À relire : Être efficace avec Evernote : une cheat sheet


4. Tutorat et alternance : la transmission méthodique

Transmettre des compétences ne s'improvise pas. L'année 2015 a approfondi le rôle et le cadre juridique du tuteur :

  • Postures pédagogiques et managériales : Distinguer et articuler les rôles du tuteur et du manager.
  • Cadre contractuel : Clarifier le rapprochement des statuts entre stagiaires et alternants.

👉 À relire : Vidéo : Tuteur et manager, points communs et différences
👉 À relire : Vidéo : Tutorer des jeunes en contrat d'apprentissage ou de pro
👉 À relire : Le tutorat : une relation contractuelle
👉 À relire : Stagiaire ou alternant : un rapprochement des statuts


5. L'aventure « Elles des Gazelles » : la méthode à l'épreuve du terrain

Le premier trimestre a servi de crash-test en direct pour nos principes d'organisation, lors du Rallye Aïcha des Gazelles :

  • Logistique & gestion des risques : La préparation méthodique comme facteur clé de succès en milieu hostile.
  • Pilotage & ténacité : La navigation sous contrainte étape par étape.

👉 À relire : Pragma partenaire des Elles des Gazelles
👉 À relire : Un rallye, ça se prépare !
👉 À relire : Elles des Gazelles : 1ère étape
👉 À relire : Elles des Gazelles : fin officielle de l'aventure


Le bon sens au pouvoir

En fin de compte, 2015 aura été l'année où l'Approche Pragmatique de l'Organisation a trouvé son assise théorique et ses outils pratiques. Qu'il s'agisse de tracer sa Vision à Long Terme, d'orienter un 4x4 ou d'accompagner un alternant, il n'y a pas de solution miracle : il y a une méthode, des fonctions claires et du bon sens.

Piloter sans s'égarer : des indicateurs pour garder le cap


Dernier billet de la série « Comment construire votre vision à long terme ? » — on instrumente.

Il ne vous reste qu'une chose à faire, et à première vue elle est absurde : mesurer.

Vous avez la photographie du terrain. Vous avez l'image de l'arrivée. Vous avez la carte du trajet. Et maintenant, on vous parle d'indicateurs ? Mesurer quoi - tout est encore informe ! Je comprends la réaction, et je ne suis pas le seul à l'avoir eue. Mais retournez la chose : c'est justement parce que tout est informe qu'un cap est précieux. Un projet qui n'a pas encore de forme ne se pilote pas au jugé ; il dérive. La question n'est donc pas faut-il mesurer ? mais mesurer quoi, quand on ne sait encore presque rien ?

L'analyse d'écart : tracer la carte entre aujourd'hui et votre vision


Troisième billet de la série « Comment construire votre vision à long terme ? » — on procède par petits pas.

Vous avez photographié le terrain. Vous avez construit l'image de l'arrivée. Il vous reste le plus embarrassant des trois : la carte. Entre le présent mesuré et le futur imaginé, il y a un vide que ni la photographie ni l'image ne comblent - et c'est ce vide qui décourage. « Je vois où je veux être, je vois où je suis, mais entre les deux… » 

C'est le malaise le plus fréquent de tous ceux qui entreprennent, et il a une cause simple : personne ne nous a appris à découper la distance.

Du rêve à la vision : construire l'image de votre situation désirée


Deuxième billet de la série « Comment construire votre vision à long terme ? » — on combine, on s'expose, on emprunte.

Tout le monde rêve. Et presque personne ne s'en sert.

C'est un paradoxe étrange : dans le monde du travail, le rêve est socialement interdit (« pas sérieux », « pour les rêveurs, les fous, les enfants »). Et en même temps, les histoires qui ont changé le monde commencent presque toutes par un rêve que personne ne prenait au sérieux. Nous avons l'habitude, sur ce blog, de traquer les outils méconnus ; en voici un que tout le monde connaît, que personne ne paye, qui est disponible à toute heure, et que presque tout le monde s'interdit d'utiliser.

Le SWOT : photographier son point de départ avant de construire sa vision


Premier billet de la série « Comment construire votre vision à long terme ? » — on part de ce qu'on connaît.

« Comment imaginer ce que je ne connais pas ? » 

C'est la question qui a ouvert cette série. Voici la première réponse, et elle est décevante à première vue : pour imaginer ce que vous ne connaissez pas, commencez par ce que vous connaissez. Toute construction d'une vision à long terme commence par une photographie du point de départ — nette, honnête, et si possible prise sous plusieurs angles. Et pour cette photographie, il existe un outil que vous avez déjà croisé cent fois : le SWOT.

Comment construire votre vision à long terme ? Les fonctions avant les outils


Ce que les listes d'outils ne vous diront pas - et les fonctions que votre vision doit satisfaire, quoi que vous choisissiez.

Dans un stage de résolution de problèmes, un stagiaire m'a un jour posé cette question :

« Comment imaginer ce que je ne connais pas ? »

Il ne cherchait pas à me piéger. Nous travaillions justement sur la manière de formuler un objectif ambitieux, et sa question était sincère. Elle a fait un silence dans le groupe — le bon silence, celui où chacun se dit : tiens, c'est exactement ça, ma difficulté. Et ce jour-là, le chemin est devenu beaucoup plus clair pour tout le monde. Nous allons refaire ce chemin ensemble.

Car cette question en cache une autre, plus vaste : tout le monde a une idée de ce qu'est une vision - une image du futur souhaité, un cap pour ses cinq ou dix prochaines années. Presque personne ne sait par où commencer pour en construire une. La vision n'est pas un don que certains reçoivent et d'autres pas. C'est un travail. Et ce travail a une allure d'atelier, pas de révélation.


Les outils existent - et personne ne trace la carte


Cherchez « construire sa vision » sur internet : vous trouverez de quoi remplir une bibliothèque. Le SWOT, le PESTEL, les OKR, le tableau de bord prospectif, la carte stratégique, le vision board… Chaque liste vous promet la méthode miracle. Tout semble résolu.

Et pourtant, regardez ces listes de près : elles regorgent d'outils pour analyser sa situation, hiérarchiser ses priorités, décliner ses objectifs, mesurer ses résultats. Des boussoles, des podomètres, des instruments de mesure en tout genre. Mais l'acte même qui donne son nom à la démarche (se construire une image mentale de la situation désirée) reste le grand absent. Personne ne trace la carte.

Ce n'est pas un scandale, c'est un aveu. Dans les accompagnements de projets de changement, chez les consultants comme chez les coachs, l'imagination de la situation future occupe une part significative du travail : c'est une étape reconnue du processus, à laquelle les professionnels consacrent du temps et de l'attention. Le marché, lui, vend surtout des tableaux à double entrée. Il y a là une intuition à garder : si les professionnels passent du temps à imaginer, c'est que ce travail ne se réduit pas à remplir un formulaire.

Alors, en quoi est-ce un problème pour vous ?


« Je n'arrive pas à construire ma vision » - en quoi est-ce un problème ?


« Je n'arrive pas à construire ma vision à long terme. » Voilà un malaise typique : diffus, inconfortable, sans contours. Impossible à traiter tel quel. Appliquons notre méthode habituelle : cherchons les causes. Voici, à titre d'exemple, une recherche de causes volontairement orientée (je vous recommande de lister les vôtres : ce sont les seules qui comptent) :

Causes premières Causes secondes
On ne peut pas imaginer ce qu'on ne connaît pasManque d'expérience du sujet
On confond vision et objectifsMoyens pris pour des fins
Définir, c'est renoncerCulte des possibles
On attend le sens de l'action« Le sens suivra »
On n'a ni modèle, ni lieuPersonne n'en parle
On a peur du ridicule« Pas sérieux »

Une version plus complète de ce tableau - avec les causes tierces et la colonne « Autre ? » qui vous invite à lister les vôtres - figure dans le billet sur les finalités (lien en bas de page).

L'analyse de ce tableau, volontairement laissé incomplet, laisse apparaître des convergences troublantes : 

  • la connaissance du sujet de fond (on ne peut imaginer que ce qu'on a déjà rencontré, sous une forme ou une autre),
  • la dimension personnelle (peur du renoncement, peur du ridicule), 
  • le manque de méthode (par quoi commencer, avec quoi, dans quel ordre).

Trois problèmes traitables à la place d'un problème impossible : c'est tout le gain de la démarche. Et notez que la question de mon stagiaire (comment imaginer ce que je ne connais pas ?) n'est plus une question sans réponse : elle devient le fil qui va nous guider à travers les trois axes.


De quoi parle-t-on exactement ? Un point de vocabulaire


Deux précisions de vocabulaire avant d'aller plus loin, car elles délimitent notre terrain.

Les finalités donnent le nord. Nous l'avions vu dans un précédent billet : vos finalités, c'est la somme de vos buts finaux et du sens que vous leur donnez. Elles ne sont pas parfaites ni figées - comme le nord magnétique, elles se déplacent, et l'essentiel n'est pas d'avoir un nord exact, c'est d'avoir un nord.

La vision à long terme dresse la carte. À partir de ce nord, la vision construit l'image mentale de la situation désirée, puis la traduit : des étapes clés sur le chemin, des objectifs, et pourquoi pas des indicateurs. Remarquez ce que cette définition implique : les objectifs et les indicateurs ne sont pas ce qui reste quand on a fini de rêver. Ils font partie de la carte. Une vision qui n'a qu'une image est un rêve ; une vision qui n'a que des indicateurs est un tableau de bord sans destination.

Il restera, au-delà de ce billet, le temps du voyage : explorer les routes, prévoir les conséquences de ses actions, préparer l'imprévu. C'est l'affaire d'un autre pilier - l'anticipation - que nous traiterons en son temps, avec ses propres méthodes, notamment les scénarios que nous lui emprunterons le moment venu. Les frontières sont poreuses, et c'est normal : nous sommes dans un processus vivant, pas dans un plan d'ingénieur. La règle est simple : une méthode appartient au pilier que sert l'usage qu'on en fait.


Les fonctions avant les outils


Revenons à nos listes d'outils du début. Passez-les au crible, et vous constaterez deux choses.

Un : aucun outil ne mérite d'être sacralisé.

Regardez-les à l'œuvre : pour photographier votre situation de départ, un SWOT ou un PESTEL font à peu près le même travail. Pour instrumenter vos objectifs, des OKR ou un tableau de bord feront aussi bien l'affaire. Chaque outil a ses spécialités, aucun n'est parfait - leur importance est secondaire au regard de la fonction qu'ils remplissent. Ce qui compte, c'est la fonction que vous avez à satisfaire. Voilà pourquoi ce billet ne vous vendra pas un outil : il vous propose de regarder les fonctions, et de choisir ensuite vos outils en connaissance de cause.

Deux : la fonction centrale - imaginer l'état désiré - est souvent ignorée.

C'est elle qui donne son nom au pilier, et c'est elle que personne n'outille. De là découle l'ordre des fonctions, et il n'est pas décoratif :

  1. Partir de ce qu'on connaît. Première réponse à la question de mon stagiaire : on n'imagine jamais à partir de rien. On imagine en combinant, en s'exposant, en empruntant aux autres.
  2. Construire l'image. Se représenter la situation désirée, avec ses détails, comme un professionnel de l'accompagnement vous y aiderait.
  3. Tracer la carte. Décomposer le chemin entre aujourd'hui et l'image : des étapes clés, pas à pas.
  4. Instrumenter la carte. Des objectifs, des indicateurs — pour que la vision devienne un point de repère mesurable, pas une carte postale.

Quatre fonctions pour construire une vision — partir de ce qu'on connaît, construire l'image, tracer la carte,      instrumenter la carte — et les quatre méthodes correspondantes : SWOT, visualisation créatrice, analyse d'écart, OKR légers.

Une précision, enfin : la vision que vous construirez ainsi sera provisoire, et c'est une bonne nouvelle. Comme le nord magnétique, elle se recalculera au fil de vos revues et de votre expérience. Une vision n'est pas un engagement de résultat. C'est un point de repère. Et personne ne peut le construire à votre place — personne ne peut se tromper à votre place, non plus. C'est l'éthique même de la démarche.

Et si vous relisez maintenant le chemin parcouru, vous verrez que c'est peut-être le message le plus important de ce billet : construire une vision n'est pas un acte de foi réservé à quelques élus, c'est un problème — et un problème que l'on peut décomposer. Une question impossible (« comment imaginer ce que je ne connais pas ? ») est devenue quatre fonctions, quatre problèmes traitables, quatre méthodes. C'est exactement la démarche que ce blog applique partout ailleurs ; il était temps de l'appliquer à la vision elle-même.


Quatre méthodes de base, réutilisables partout

J'aurais pu multiplier les méthodes : il en existe des dizaines. J'en ai volontairement retenu quatre - non pas parce qu'elles seraient les meilleures, mais parce qu'elles couvrent ensemble les quatre fonctions indispensables de la construction d'une vision, tout en restant simples et largement réutilisables dans d'autres contextes. C'est même l'intérêt de les apprendre ici :
  • le SWOT, pour photographier son point de départ (on part de ce qu'on connaît) ;
  • la visualisation créatrice, pour construire l'image mentale de la situation désirée (on combine, on s'expose, on emprunte) ;
  • l'analyse d'écart, pour passer de l'image à la carte (on procède par petits pas) ;
  • les OKR légers, pour instrumenter la carte (on rend l'inconnu mesurable(().

Chaque billet suivra la même grammaire, celle que nous venons d'utiliser : « Comment faire pour… ? », puis « en quoi est-ce un problème ? », puis les causes, les principes qui se dégagent, et enfin la méthode, présentée comme une suite de points de passage, jamais comme une recette. Les recettes, cela s'imite ; les points de passage, cela se traverse à sa façon.


Et vous ?

Dix minutes, papier-crayon. Écrivez, en une phrase, ce qui mériterait que vous y passiez les cinq prochaines années.

Si la phrase vient : gardez-la, elle est le début de quelque chose. Si rien ne vient : c'est le signe, non d'un échec, mais que les billets qui suivent sont écrits pour vous, eu qu'ils vous donnent les points de passage.

Et vous, comment imaginer ce que vous ne connaissez pas ?

Vos réponses en commentaire sont les bienvenues — les vôtres, comme toujours, sont les seules qui comptent. Mon stagiaire, ce jour-là, avait ouvert une piste ; le groupe l'avait suivie ; c'est maintenant à vous de tracer la vôtre. 

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Chacun gère son rapport au long terme à sa manière — et pourtant, certains résultats semblent obéir à des mécanismes communs. Avant de dérouler la mécanique du premier pilier de l'Approche Pragmatique de l'Organisation (APO), commençons par regarder ce que fait, concrètement, une vision à long terme bien installée.

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Connaissez-vous ce que l'on appelle "le syndrome de la cuisinière mexicaine" ?

On dit que les cantinières des armées napoléoniennes qui se battaient au Mexique avaient la réputation de dévorer tout ce qu'elle cuisinaient (je parle ici de Napoléon III) .

Ce syndrome désigne une dérive observée dans certaines entreprises où des activités connexes prennent le pas sur les activités du cœur de métier.

Nous n'avons pas tous le même travail, mais il est à peu près sûr que si vous exercez votre activité dans une entreprise attachée à la qualité de son pilotage vous soyez tenu de rendre compte de votre action.


Vision long terme : le socle de la souveraineté organisationnelle en 4 points-clés


La vision à long terme est le premier pilier de l'Approche Pragmatique de l'Organisation (APO), ma méthodologie de gestion du temps. Quatre angles d'attaque complémentaires — à lire dans l'ordre ou à la carte.

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Pendant des années, j'ai entendu la même objection : « C'est bien joli, cette histoire de vision à long terme. Mais dans un monde qui change tous les jours, à quoi bon regarder si loin ? » Mon expérience m'a conduit à penser exactement l'inverse : plus l'environnement devient incertain, plus le besoin d'un cap devient important. La vision ne prédit pas l'avenir -   elle oriente l'action malgré l'incertitude.

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Deux ans de trucs et d'outils sur ce blog ; voici l'ossature qui les relie - et le programme des mois qui viennent

Novembre 2015


Depuis deux ans, ce blog vous propose des trucs, des méthodes, des outils : la matrice d'Eisenhower, la méthode ABC, les piles, le one-touch, les to-do lists... Et depuis quelques mois, quelque chose a changé : nous avons pris de la hauteur. Les questions qu'on me pose en formation sont devenues une série ; la démarche s'est déroulée - six piliers, cinq points d'appui, des leviers ; les finalités ont pris leur place de clé de voûte ; et l'analyse fonctionnelle nous a donné la clé de lecture : partir des fonctions, pas des solutions.

Les stagiaires bénéficient de nouveaux droits


Par François Gabaut
Pour en savoir plus sur François :  http://www.viadeo.com/profile/0022alplawfl6ben?nav=1&navContext=002es16t8ueii4p&consultationType=27

Une loi qui encadre mieux les stages : 7 avancées de la loi sur les nouveaux droits des stagiaires


Le 11 juillet 2014, la loi relative au développement et à l'encadrement des stages parait.

Que modifie t-elle  pour le stagiaire et pour l'entreprise ? Chaque année 1,2 million d'étudiants découvrent le monde de l'entreprise par le biais des stages. Un encadrement légal est plus que nécessaire. 

Le décret est sur le point de paraître. Quelles  avancées propose t-il pour la rentrée de septembre ?

25 octobre - c'est l'heure d'hiver !

Et s'il nous fallait de nouveaux marqueurs de saison ?


A moins que ne vous ne viviez dans une caverne, auquel cas vous êtes peu concerné par ce qui suit, vous devez savoir que ce dimanche nous passons en France à l'heure d'hiver, de même qu'un grand nombre de pays dans le monde (dans l'hémisphère Nord tout au moins).

Quand on écrit pour des lecteurs assoiffés d'actualité, il est difficile d'échapper à ce que les journalistes appellent un marronnier (d'après le Larousse : "Petit article de journal sur un événement qui se reproduit à date fixe (départs en vacances, muguet du 1er mai…").

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire à plusieurs reprises sur le sujet, je ne reviendrais donc pas sur les questions qui tournent autour des justifications de ce changement d'heure. Vous pouvez vous référer utilement aux articles suivants :

Avec cet évènement qui marque beaucoup de monde, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur ce qui marque désormais le changement des saisons pour ceux, comme moi, qui vivent dans de grandes agglomérations urbaines bien éloignées de la nature.

Votre gestion du temps : ce que l'analyse fonctionnelle peut faire pour vous...

 

Ou comment transformer un malaise en problèmes traitables

Octobre 2015


Dans le dernier billet, je vous livrais la démarche pour mieux gérer votre temps : six piliers, cinq points d'appui, des leviers. Et je m'engageais à revenir sur une question laissée volontairement en suspens : comment choisir une méthode ? Comment savoir, devant un problème d'organisation, ce qu'il faut vraiment satisfaire - et pas seulement ce qu'on croit vouloir ?

La réponse est complexe, et je vous avertis tout de suite que cet article sera un plus long que d'habitude, mais c'est le prix à payer pour un changement de point de vue que vous rentabiliserez rapidement.

Finalités : l'éléphant dans la pièce et dont vous avez besoin


Ce que le flou sur vos finalités vous coûte — et pourquoi il n'est jamais trop tard pour y voir clair

Septembre 2015

Je veux vous parler de l'éléphant dans la pièce. Celui que tout le monde voit, que tout le monde contourne, et dont personne ne dit un mot : les finalités. Dans les billets précédents, nous avons posé la démarche — six piliers, cinq points d'appui, des leviers — et je vous avais promis de parcourir les piliers, l'un après l'autre.

Infographie - La cascade des revues

De la vision à long terme au quotidien :  5 étapes-clés pour ne pas perdre de vue vos finalités

Entre l'urgence permanente, la saturation des agendas et la dispersion de notre attention, le risque est grand d'exceller dans le traitement du quotidien tout en restant immobile sur le fond. Pour éviter ce piège, l'enjeu n'est pas de multiplier les outils de gestion du temps, mais d'installer un véritable système de pilotage. Ce cinquième et dernier volet (temporaire) de notre série sur les horizons temporels vous propose une méthode pas à pas : une cascade de rituels interconnectés conçue pour protéger vos plages de concentration, réduire votre charge mentale et garantir que vos actions de chaque jour construisent réellement l'avenir que vous visiez.

Articuler vision long terme et quotidien : la méthodologie en action

Comment construire un système de rituels interconnectés pour ne plus seulement remplir vos journées, mais faire avancer ce qui compte.


Ce billet constitue le quatrième et avant-dernier volet (temporaire...) de notre série consacrée à la maîtrise des horizons temporels : comment connecter concrètement ces différents niveaux pour ancrer votre vision stratégique dans l'action quotidienne, dans une optique opérationnelle.

Méthodologie vs méthodes : le duo gagnant pour naviguer entre temps long et quotidien

Comment structurer sa démarche globale sans se noyer dans l'outillage immédiat


Pour poursuivre notre série consacrée aux horizons temporels et aux postures d'organisation, ce troisième billet s'intéresse à une confusion fréquente dans le monde du travail : celle qui existe entre méthodologie et méthodes. Si le premier article posait la tension entre court et long terme, et le second explorait la diversité de nos profils, ce texte propose une clé d'articulation concrète pour lier vision stratégique et efficacité quotidienne.

Horizon temporel : en avoir ou pas


Comprendre ce qui façonne notre rapport au temps et apprendre à faire dialoguer les temporalités


Dans le prolongement de notre réflexion sur la tension entre l'urgence du quotidien et la vision à long terme, ce deuxième article s'intéresse à la diversité de nos rapports au temps. Pourquoi certaines personnes tracent-elles des trajectoires à plusieurs mois quand d'autres tirent leur efficacité d'une adaptation permanente au fil de l'eau ? L'enjeu est d'offrir une grille de lecture neutre pour comprendre ces différences et proposer quelques réflexes simples pour mieux coopérer.

[Archives Blog 2013] Quoi de neuf à l'horizon (temporel) - l'art du godillage

Naviguer entre urgences du quotidien et vision à long terme, ou l'art du godillage

[Note de réédition]

Dans le cadre d'une relecture de mes billets sur l'organisation et la gestion du temps, je propose aujourd'hui une version actualisée d'un texte publié en juin 2013. Si les outils et les rythmes de travail ont évolué, la question de fond reste la même : comment naviguons-nous entre les exigences du quotidien et nos projets à plus long terme ? Ce texte sert de point de départ à une réflexion à venir sur la manière dont nous articulons méthodologie et méthodes.

Gérer son temps - la démarche en un coup d'œil (infographie)

La démarche en six piliers, résumée en un seul visuel

Tout ce qu'il faut retenir de l'article de fond du mois dernier - et rien que cela : les finalités, les six piliers, ce qui les porte, ce qui les fait avancer, et la boucle qui referme le tout.

Infographie
Six piliers, des points d'appui, des méthodes : l'organisation à l'épreuve du pragmatisme


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Spleen de la rentrée - en avoir ou pas ?

Dernier jour du mois de septembre...


Comme me disait l'un de mes voisins à l'humour très parisien, "pour l'été, ça sent le sapin...".
Je suppose qu'il visait l'enterrement de ses congés et non pas une fin prochaine.
Cela ne vous aura pas échappé, et il suffit de contempler la mine peu réjouie (mais bronzée) de nos concitoyens usagers du métro à Paris pour s'en assurer. D'autres signes ne trompent pas, qu'il s'agisse de la circulation de nouveau très dense ou le réveil soudain de nos élites qui communiquent à nouveau sur leurs projets et leur énergie toute nouvelle après un repos bien mérité.

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Une démarche pragmatique, née de vingt ans de terrain en formation et en accompagnement

Août 2015

Dans le précédent billet, nous avions vu comment naissent les méthodologies : mille ans d'essais, d'erreurs, d'observations et d'adaptations - et le fait, un peu surprenant, que des problèmes identiques produisent, partout dans le monde et à toutes les époques, des démarches similaires. Nous en avions tiré une trame : la boucle essai → succès ou échec → remise en cause → adaptation, qui part d'une finalité, descend vers l'action concrète, affronte les aléas, et apprend.

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De la naissance de l'agriculture à la gestion de votre agenda : ce que 15 000 ans nous apprennent sur l'art de résoudre les problèmes 

Il est surprenant de constater à quel point les mêmes problèmes finissent par déterminer une approche similaire pour les résoudre, quel que soit le pays, l'époque ou la culture ambiante.

Mieux gérer son temps : l'art de la régulation


Points fixes, horizons temporels et boucles de rétroaction

Dans mon précédent billet de juillet, nous avions évoqué un constat assez fréquent dans nos quotidiens : une fois qu'on additionne le travail ordinaire et le temps « hors-semaine » (ce temps invisible des bilans, réunions et impondérables), on arrive assez vite à ce sentiment de dépasser les 100 % de notre capacité théorique.

En ce mois d'août, alors que le rythme ralentit un peu dans les bureaux et que la pression retombe doucement, il est peut-être intéressant de se poser une question toute simple : comment pourrait-on aborder la rentrée sans nourrir ce sentiment d'être immédiatement embarqué par la vague ?

Les couleurs du temps

Le temps a-t-il une couleur ?

Bleu Je ne cherche aucunement ici à me rattacher à une quelconque théorie scientifique ou découverte troublante de chercheurs en quête de vérités. Non, je parle simplement de ce que l'on voit.

A la manière d'un Rimbaud avec ses voyelles de couleur, quelles pourraient être les nuances du temps ? En général, je ne saurai répondre. Pour l'instant présent, j'ai quand même quelques idées...

Mieux gérer son temps : par où commencer ?


Diagnostic : où passe réellement votre temps ?

Dans un précédent billet (« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les questions qu'on nous pose dans nos formation à la gestion du temps... », juillet 2015), j'évoquais les fondements de notre rapport au temps et cette quête parfois obsessionnelle d’efficacité qui parcourt le monde du travail. Cela fait aujourd'hui plus de quinze ans que j'accompagne des personnes sur ces sujets — des employés, des managers de proximité, des cadres dirigeants. S'il y a une chose que cette expérience m'a enseignée, c'est que toutes les situations se valent dans leur complexité humaine. Les contraintes d'un dirigeant ne sont pas celles d'un collaborateur terrain, mais l'épreuve du sentiment de submersion, elle, est la même.

Ce que les questions qu'on nous pose en formation à la gestion du temps racontent : besoins, époque, et ce qu'on en fait en formation


Dans le précédent billet, je publiais le palmarès des vingt-six questions les plus entendues en formation de gestion du temps sur la période 2010-2015. 

Relisez-les : quatre constats s'en dégagent, qui ne sautent pas aux yeux au premier coup d'œil.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce qu'on nous demande en formation à la gestion du temps


26 questions entendues en formation à la gestion du temps (2010-2015)

Il y a une chose que quinze ans de formation m'ont apprise et qui ne cesse de m'étonner : quelle que soit l'entreprise, le secteur, la taille de l'équipe ou le niveau hiérarchique, ce sont les mêmes questions qui reviennent. 

Sur les bancs d'une PME industrielle comme dans un grand groupe de services, chez les cadres bien sûr, mais tout autant chez les techniciens, les assistants, les chefs de projet, les commerciaux, les indépendants, le même florilège revient, presque mot pour mot.

Stagiaire ou alternant - un rapprochement des statuts ?

Par François Gabaut
Pour en savoir plus sur François :  http://www.viadeo.com/profile/0022alplawfl6ben?nav=1&navContext=002es16t8ueii4p&consultationType=27

Depuis 2014, des stagiaires mieux encadrés par une nouvelle loi


1,2 million de stagiaires en 2014. Un chiffre qui montre l'importance des stages en entreprise en France et qui est toujours en progression. Et c'est une tendance qui se confirme en 2015.

Mai 2015 sur Pragma-tic

Les mois de mai se ressemblent !  Tout laisse à penser que ce n'est pas le mois le plus favorable pour écrire, et notre production d'article s'en ressent...
Quoiqu'il en soit, voici un petit rappel rien que pour vous, si vous avez été tenus éloignés de votre ordinateur.

Bonne lecture !


Gestion du temps 


Tutorat et pratique de formation

De tout un peu

2ème anniversaire pour Pragma-tic

Juin 2015 - 2 ans depuis la création de Pragma-tic en 2013 !



C'est avec un certain plaisir (et beaucoup de fierté aussi) que je tiens à célébrer avec vous le deuxième anniversaire de ce blog dont je n'aurais pas cru qu'il serait encore là lors de son lancement.

Il est toujours tentant de faire des bilans quand on parle d'anniversaire.


Quelques indicateurs pour commencer


  • 53000 pages vues depuis la création (20% de progression par rapport à 2013)
  • 225 articles publiés
  • des visiteurs réguliers de plus en plus nombreux
Voilà une progression qui ferait plaisir à plus d'un blogueur !


Et encore des progrès !


Au chapitre des regrets, à l'instar de nombre de mes confrères, j'avoue la difficulté à publier régulièrement et à respecter le niveau de qualité que je me suis fixé au démarrage - mais c'est un effort constant, je le promets ! Par ailleurs, les évolutions prévues pour le blog (interface, charte graphique) tardent encore à se mettre en place, mais cela ne saurait tarder.


Et maintenant ?


2015 est une année très occupée pour le consultant que je suis... mon challenge reste incontestablement la régularité de publication. Quoiqu'il en soit, elle devrait voir la création de nouvelles rubriques et l'évolution de la forme du blog. Tout un programme...







Merci à tous pour votre soutien ! 

Lois générales du temps : la loi de Talleyrand

"Quand c'est urgent, c'est déjà trop tard"

Pour Talleyrand, l'urgence résulte de tous les retards accumulés (ou des "non anticipations antérieures").

Quand elle se produit pour déboucher sur une crise, c'est là qu'apparaît un remarquable paradoxe : il est préférable de faire comprendre à notre interlocuteur que s'agiter ne sert plus à rien, puis de penser et d'agir autrement pour résoudre le problème.


Conseil : identifier le degré d’urgence et réparez.
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément nommé Talleyrand, est un homme d'État et diplomate français, né le 2 février 1754 à Paris, mort dans cette même ville le 17 mai 1838.
Il occupe des postes de pouvoir politique durant la majeure partie de sa vie et sous la plupart des régimes successifs que la France connaît à l'époque.
Sa renommée provient surtout de sa carrière diplomatique exceptionnelle. Homme des Lumières, c'est aussi un libéral convaincu, tant du point de vue politique et institutionnel que social et économique.
Il était réputé pour sa conversation, son esprit et son intelligence, et a été autant détesté qu'adulé par ses contemporains.

Etre efficace avec Evernote - une "cheat sheet" pour tous les jours

Voilà quelque chose qui intéressera tous les utilisateurs d'Evernote soucieux de se libérer de la souris (pour les possesseurs de laptops) ou tout simplement désireux d'aller plus vite.

J'ai repéré cette "cheat sheet" sur le site de Jason Frasca. Elle concerne autant Windows qu'Apple et son macOS.


Comment faire passer le temps plus vite (ou plus lentement) - la recherche à la rescousse !

Une découverte qui concerne la façon dont le cerveau appréhende le temps pourrait permettre de modifier notre perception du temps




En effet, des recherches suggèrent que la gestion du temps dans le cerveau serait décentralisée, avec différents circuits neuronaux ayant leur propre mécanismes de gestion du temps pour des activités spécifiques.

Cette découverte est intéressante, non seulement pour la perspective de manipuler artificiellement la perception du temps, mais aussi parce qu'elle permettrait d'expliquer pourquoi notre sensation du temps qui passe change en fonction des conditions (par exemple quand nous nous amusons ou au contraire lorsque nous somme sous stress). Elle a fait l'objet d'une publication dans New Scientist en 2012.

Nous devons cette découverte à Geoffrey Ghose et Blaine Schneider, deux chercheurs américains de l'Université du Minnesota à Minneapolis dont l'objectif était d'investiguer la façon dont le cerveau gère le temps. Pour ce faire, ils ont entraîné deux singes (macaques rhésus) à bouger leurs yeux d'un point à un autre à un intervalle d'une seconde, puis ont regardé ce qui se passait dans le cerveau des singes au bout d'un certain temps.

Après trois mois d'entraînement, les singes avaient appris à bouger leurs yeux entre les deux points à un intervalle moyen de 1,003 seconde et 0,0973 secondes respectivement. A l'aide d'électrodes, les chercheurs ont enregistré l'activité d'une centaine de neurones dans la zone intraparietale du cortex latéral des singes, la région du cerveau associée avec le mouvement des yeux.

Ils ont remarqué que l'activité de ces neurones diminuait entre chaque mouvement des yeux d'une façon régulière, ce qui leur permet de prédire quand se produirait le prochain mouvement des yeux.
Un taux plus faible de diminution de l'activité de ces neurones correspondait chez les macaques à une surestimation de la durée de la seconde, alors qu'un rythme plus important signifiait qu'ils bougeaient les yeux avant que le temps ne soit écoulé.

Les résultats de cette expérience suggèrent qu'il sera peut-être possible un jour d'agir sur l'expérience subjective du temps qui passe en agissant sur la connection neuronale qui indique son passage à notre cerveau.

Elle fournit également une explication possible de la différence de perception du temps en fonction de l'activité exercée.
Par exemple, quand un individu est sous stress, cela affecte la quantité de certaines substances chimiques dans le cerveau, comme de la l'adrénaline (dont on sait aujourd'hui qu'elle affecte le rythme de l'activité neuronale).

Pour en savoir plus : http://www.newscientist.com/article/dn22446-brain-circuits-run-their-own-clocks.html

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